Deux fuites, un seul processeur, et deux visages qui ne se ressemblent pas. D’un côté, des documents internes qui décrivent une puce pensée pour coûter moins cher et chauffer moins. De l’autre, une fiche technique qui annonce du 2 nm et un modem MediaTek à la place de l’Exynos.
À six jours du keynote, c’est tout ce qu’on sait du cerveau du Pixel 11. Et les deux récits ne disent pas la même chose.
FuiteDocument 2024
Tensor G6 : les documents internes décrivent une puce faite pour coûter moins cher
Avant de rêver sur les performances du Pixel 11, lis ça. Et note la date au passage : novembre 2024. Des documents internes de Google, sortis à l’époque par Kamila Wojciechowska, décrivaient déjà le Tensor G6 comme un exercice de réduction de coûts. Nom de code maison : Malibu, après le Laguna du G5.
Les chiffres sont parlants. Surface de puce visée : 105 mm². Coût cible : environ 65 dollars l’unité. Le cache système est divisé par deux, à 4 Mo. Un cœur DSP saute. Le GPU, lui, perd le ray tracing et revient à un design plus ancien.
Alors pourquoi ce régime ? Parce que Google traque autre chose que les benchmarks. Selon ces mêmes documents, la surchauffe est la première cause de retour des Pixel, 28 % des plaintes. D’où un moteur de rendu vidéo annoncé à moins 40 % de consommation, et un objectif de 36 heures d’autonomie.
D’où la prudence, donc. Ces documents fixent des objectifs de conception, pas des mesures sur du silicium fini. Ils n’ont jamais été démentis et restent la référence sur le cœur du G6. Mais Google a eu vingt mois pour tenir ces cibles, ou pour les rater. On saura le 12 août.
Sources :
9to5Google : la surchauffe, première cause de retour des Pixel, et ce que Google compte y faire
FuiteFiche technique
Tensor G6 : gravure 2 nm, sept cœurs et un modem qui n’est plus signé Samsung
Voici la fiche technique qui circule depuis le printemps, signée MysticLeaks, un leaker Telegram à la fiabilité moyenne. Le Tensor G6 serait gravé en 2 nm chez TSMC. Côté processeur, sept cœurs seulement : un ARM C1-Ultra à 4,11 GHz, quatre C1-Pro à 3,38 GHz et deux autres à 2,65 GHz.
Le reste est plus contrasté. Le GPU est un PowerVR dérivé d’une architecture de 2021, ce qui n’annonce rien de bon pour le jeu. En revanche, Google embarque son propre TPU, son propre processeur d’image et une puce de sécurité Titan M3.
Le vrai morceau est ailleurs : le modem. Exit l’Exynos maison, place à un MediaTek M90. Et là, ce n’est plus une simple fuite. Les dépôts FCC de la gamme Pixel 11 référencent bien des algorithmes de modem MediaTek. Le Pixel 11a hériterait du même trio, avec 8 Go de RAM.
Restent trois inconnues, et pas des petites : le type de mémoire, la solution thermique et la puissance réelle du TPU. Autrement dit, l’essentiel de ce qui décidera si cette puce tient la chaleur. Rendez-vous le 12 août.
Sources :
Android Authority : la fiche technique complète attribuée au Tensor G6, cœur par cœur
9to5Google : les specs du Pixel 11 et du Tensor G6 issues de la même fuite de mai
FAQ
Qui fabrique le Tensor G6 et en quelle finesse de gravure ?
D’après la fiche technique qui circule depuis mai 2026, le Tensor G6 serait produit par TSMC en gravure 2 nm. Cette information provient d’un leaker Telegram à la fiabilité moyenne et n’a pas été confirmée par Google ni par TSMC. Elle sera vérifiable au keynote Made by Google du 12 août 2026.
Pourquoi le Tensor G6 fait-il des concessions techniques ?
Des documents internes de Google, révélés par Kamila Wojciechowska en novembre 2024, indiquent que la surchauffe est la première cause de retour des Pixel, avec 28 % des plaintes. La puce vise donc une surface d’environ 105 mm² et un coût proche de 65 dollars, avec un cache système divisé par deux et un GPU sans ray tracing, au profit de la consommation et de l’autonomie.
Le Pixel 11 abandonne-t-il vraiment les modems Exynos ?
Tout le laisse penser. La fiche technique attribue au Tensor G6 un modem MediaTek M90 à la place de l’Exynos utilisé jusqu’ici. Surtout, les dépôts FCC de la gamme Pixel 11 référencent des algorithmes de modem MediaTek, ce qui constitue un signal réglementaire bien plus solide qu’une simple fuite.